Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 15:54

Une saison passe. Les tours restent à leurs places. Vent, pluie, ciel gris, visages bronzés, mines réjouies presque enthousiastes : c'est la rentrée des classes. Dès la première récré, les anciens « baptisent » les nouveaux : « Eh ! Regardez ! Là-bas, c'est un sixième ! » A trente contre un, à tour de rôle. Le ton est donné.

Peu de choses ont changé au collège. Comme les élèves, les nouveaux profs font profil bas. Pas comme les cinquième que je garde en salle de travail ce matin. Ils commencent par exiger une révision des tables de multiplication. C'est trop beau pour être vrai.

Je les envoie, un par un, me décliner au tableau les multiples de trois, cinq, huit, ou, pour corser le jeu, onze et treize. Mais ce jeu lasse vite les sept garçons assis aux deux premiers rangs, qui préfèrent improviser un concours de vannes sur les mères. Les autres demandent encore sagement s'ils peuvent écrire la table de neuf, ou de quatre, en levant le doigt et en me donnant du « monsieur ».

Les sept agités doivent maintenant déclamer "leur" rap, un égotrip rudimentaire fortement influencé par le maître à rimer local, Sefyu, dont ils reprennent en chœur le titre "Molotov 4". Ce qui conduit Driss à narrer son dernier exploit, un « cocktail » inflammable au White Spirit :

« Tu mets dans la bouteille, après t'allumes la mèche, t'as vu… Non, j'ai pas jeté, moi j'ai juste fait rouler par terre. Après, ça a fait "boum !" et moi, j'ai couru, j'ai couru… »


Au moins, il a fait des progrès en chimie pendant les vacances.


« C'est ça que tu devrais faire »

Quelques heures plus tard, dans une salle de travail clairsemée, Chloé, qui redouble sa troisième, me raconte son père. Comment il l'a « corrigée » quand elle lui annonça ses premières heures de colle. Comment il a réagi quand elle lui révéla sa vocation d'institutrice-puéricultrice :

« Tu vas pas passer ta vie à torcher des mômes ! Déjà que t'auras à t'occuper des tiens, alors en plus ceux des autres… »

C'est décidé, elle sera médecin, ou avocat, ou superfliquette, ça dépend. « Des fois, on regarde "Les Experts" à la télé et il me dit : "C'est ça que tu devrais faire." Mais moi, c'est pas ça que je veux. » Aura-t-elle le choix ?

Peu de choses ont changé. Les élèves ont toujours autant besoin de repères et de réponses. Et toujours autant d'énergie à dépenser. Les surveillants, présumés planqués, ont fini cette première semaine sur les rotules, ramadan ou pas. Mais ça ne suffit pas. Le principal a réclamé plus de rigueur et d'efficacité que l'an dernier. Comment faire mieux alors que notre effectif a diminué ? « Vous serez plus productifs », a répondu le patron.

par Victor Bouleirbagh
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Rue 89 le 8 septembre 2008 
Par Gabriel - Publié dans : La tête dans le pion
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 15:31
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Sur la barge qui relie Smiltyne à Klaipeda, 12 août 2008, 7h12
Par Gabriel - Publié dans : T'as pas cent Baltes ?
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 16:16

Bagarres, insultes, coups, menaces… Le football regorge de charmes trop souvent négligés. L’Ile-de-France, terre de foot, apporte sa contribution à la riche histoire du sport amateur. Une histoire émaillée d’incidents, parfois dramatiques. Jusqu’au meurtre d’un supporter, le 7 février 1995, à la sortie du stade de Drancy. Pour prévenir d’éventuels débordements, la police est régulièrement sollicitée lors des rencontres jugées à risque. Depuis 1999, les clubs disposent même "d’officiers référents" dans chaque département.

 

Le football, un sport violent ? « Une aberration historique, juge Patrick Wincke. Le football a été créé pour éliminer la violence. La violence ne peut pas être générée par le jeu. » Selon lui, elle vient de la société. Depuis deux ans, il dirige l’Observatoire national de la violence dans le football amateur. Un poste créé par le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, investi en février 2005, qui a fait de la lutte contre la violence la priorité de ses discours. Dans les actes, par contre, les effets se font attendre.

La FFF en est encore au stade de l’audit. Un nouvel outil statistique, mis en place au début de la saison 2006-2007, collecte les "incidents"
 constatés par les centres départementaux de la Ligue de football amateur (violences verbales, physiques et incivilités). Pour l’instant, 50 centres (sur 124) collaborent à cette expérience. Au 1er janvier, ils avaient recensé 1897 "incidents", dont 644 concernent des arbitres. Dans l’impossibilité d’établir une comparaison avec les saisons précédentes, le seul progrès notable consiste dans l’élaboration d’une nomenclature simplifiée (11 entrées, de la menace à l’aggression par arme blanche en passant par le crachat), commune à tous. Un premier pas vers la réconciliation de la "famille" du football.


Car, malgré les incantations,
« chacun est dans sa caste et personne ne fait l’effort » de jouer collectif, se plaint Patrick Wincke. Arbitres, joueurs, entraîneurs et dirigeants se soucient peu du sort des autres : « Quand un truc se passe mal, il y a très peu d’arbitres qui discutent avec les joueurs. » Ce qui n’atténue en rien « l’influence de l’entraîneur et de son comportement. Quand vous avez un fou furieux sur la touche, il y a plus de chances de débordement qu’avec un mec serein. » Résultat : « Maintenant, le phénomène touche tout le monde », jusque dans les ligues rurales les plus reculées.


Démission collective


Mais il existerait des raisons d’espérer :
« Il y a de super actions partout en France. » Au registre des actions « intéressantes », Patrick Wincke s’ennorgueillit de la généralisation prochaine d’un "protocole d’avant-match" comportant la lecture d’une charte, un serrage de mains et autres menus symboles. Il évoque également le "permis de conduire une équipe", déclinaison sportive de la fameuse vignette à points, développé par certaines ligues de l’arc méditerranéen. Il envisage des "fiches de signalement", au risque de systématiser la délation, sur le modèle du dispositif "Traviole", institué par la ligue rhône-alpine. Maigres consolations... Pourtant, Patrick Wincke maintient que « nous serons légitimés par les chiffres. »


Mais ces basses considérations mathématiques suffiront-elles à renouer avec les "vraies valeurs" du football ? Incertitude du sport mise à part, le doute est permis.
« Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, il n’y a pas de violence excessive dans le monde du sport. En revanche, il y a des incivilités permanentes et récurrentes autour des terrains », souligne Henri Didier, président de la commission régionale d’arbitrage à la Ligue de Paris-Ile-de-France de Football (LPIFF).

Il admet que
« les gens fatigués ont du mal à se dominer. » Mais, selon lui, l’origine du mal est extérieure au terrain. Il pointe « une dérive de la part de gens qu’on ne contrôle pas. Pour moi, ça ne concerne pas le football, mais le manque total d’éducation d’une certaine population. » Il plaint les éducateurs, « choisis pour parer au plus pressé. Ils sont tout seuls. » Les coupables sont connus : parents, institutions, « il y a une forme de démission collective. À mon époque, on n’aurait pas fait le dixième de ça ! » On s’en serait presque douté. Conclusion attendue : « On ne peut vivre sainement que si tout le monde respecte l’ordre. » Le football amateur n’a sans doute pas fini de pâtir de l’ordre établi.


Retraits de points


Pour avoir longtemps porté le maillot noir sur les terrains d’Ile-de-France, Michel Cavilier, secrétaire général de la LPIFF, estime que quelque chose a pourri au royaume du football amateur.
« En 19 ans d’arbitrage, j’ai pas expulsé dix garçons, se souvient-il. De mon temps, quand il y avait trois avertissements dans une rencontre, c’était dur. Maintenant, dix avertissements et trois exclusions, c’est pas rare. »

Autres temps, autres moeurs ?
« À l’époque on buvait beacoup plus. Le dimanche à 15 heures, les matchs étaient un peu plus chauds. Des spectateurs m’ont craché dessus. À Marseille, à Rouen, on m’a traité de cocu. Une fois, à Lille, on m’a jeté des pièces de cinq francs. » Aujourd’hui, les "nique ta mère" ont remplacé les "charlots" d’antan. Certes, la langue française y a beaucoup perdu. Mais, si l’on se réfère à la seule nature des incidents, le football amateur est devenu « moins violent. On a moins de problème de bandes », constate Michel Cavilier.

Selon lui, le problème est ailleurs : 
« C’est pas le football qui génère la violence, c’est le comportement des gens. » Loin de manquer de cohérence, celui qui scandait "il est interdit d’interdire" en 1968 persifle les « mômes qui n’ont pas l’habitude d’avoir la vie serrée. » Et de blâmer une société « décadente » peuplée « d’assistés ». Comment, dès lors, rétablir l’autorité érodée de l’arbitre? « Les amendes, ils s’en foutent. Il n’y a qu’une chose qui marche : les retraits de points. » Les chiffres, hélas, démontrent le contraire : en dix ans, le nombre de sanctions prononcées par la Ligue – sur le terrain et en dehors – a augmenté de moitié.

Pour inverser la tendance, la LPIFF compte également sur
« un encadrement de qualité », capable d’endiguer le phénomène : un diplôme fédéral est désormais exigé pour entraîner les moins de 13 ans et un « maillage » étroit d’Animateurs de foot de quartier composé de « gens des cités » vient renforcer les éducateurs dans les zones réputées les plus sensibles. Pour enfoncer le clou, le code disciplinaire de la Ligue a été modifié cette saison, pour la première fois depuis dix ans. Mais rien n’y fait. À croire que le problème vient d’ailleurs.


avec Septime Meunier
publié dans Sport à vif (avril 2007) 
Par Gabriel - Publié dans : Sport à vif
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 14:49
Il y a sept voitures garées au fond de la cour de récré. Face à l'affluence, il a fallu improviser. Profs, Atoss (personnels administratifs, techniques, ouvriers, sociaux et de santé), principal, CPE (conseiller principal d'éducation) et surveillants… ce soir, le collège Alfred-Nobel appartient aux adultes. Heureuse coïncidence, ce premier crépuscule de juillet est chargé de puissants effluves estivaux. Ça sent bon les vacances dans cette banlieue sinistre.

Avant de se disperser, toutefois, ils tiennent à se dire adieu. C'est le sens de ce rituel de fin d'année. La cérémonie se passe même de maître, tant l'ordre est connu de tous. Ses collègues anglicistes rendirent donc d'abord un touchant hommage à Mme Froissin, mémoire de ces murs, qui part en retraite après vingt-deux ans de bons et loyaux services à Nobel. On redécouvrit avec délice l'évolution des modes vestimentaires et capillaires depuis les années 80, puis on lui souhaita d'agréables et lointains voyages. D'autres entonnèrent, sur l'air du "P'tit quinquin", un texte composé
en ch'ti – pour célébrer le retour de Mme Barteau, prof d'histoire-géo, dans son Artois natal, après pus eud diche ans à même collèche. Elle en a pleuré de joie pour les remercier.

Ensuite, sous une pluie de cadeaux et dans un déluge d'embrassades, on a salué les autres départs et fêté les « bébés de l'année ». Salut les mutés ! Et joyeuses nuits blanches aux jeunes parents… Le principal Martinelli, dans son allocution, félicita chacun pour son travail, avec maint superlatif, en prenant bien soin de n'oublier personne, à part les assistants d'éducation. Tant mieux : on n'aurait pas su quoi faire des remerciements aux camarades absents. Comme ça, au moins, on n'est pas encombré.

Alors, seulement, les festivités purent commencer. Et cette petite communauté rompit gaillardement le pain dans le réfectoire et trinqua à l'ivresse de ces instants de bonheur partagé. Quand, au dehors, il paraît que « personne n'aperçoit » les mouvements de masse, pareille manifestation de confraternité met du baume au cœur.

Réveillée par des cris de panique

Un coup de fil intempestif m'arrache à l'allégresse ambiante. Lorsque je m'en retourne aux réjouissances en traversant le hall de l'établissement, je suis soudain dépassé de près par un ado lancé à pleine vitesse sur sa trottinette. Légitimement surpris, je l'interpelle à la volée :

« Mais… Qu'est-ce que tu fais là ? »
« Ben… J'habite ici ! »


Ça m'est immédiatement revenu en mémoire. Je lui ai présenté des condoléances confuses, il a disparu sans mot dire. Voilà un mois, Ariane, la gardienne du collège, m'avait conté la terrible mésaventure de Maryline, Atoss multifonctions dévouée.

Réveillée en pleine nuit par les cris de panique d'un de ses enfants, qui avait juste eu le temps de lancer l'alerte avant de s'évanouir, intoxiqué par la fumée. Sans lui, la famille aurait peut-être péri dans les flammes. Débarquée aux urgences au milieu de la nuit, en pyjama, avec tout ce qu'elle avait eu le temps de sauver de sa vie : son sac à main. Débarquée des urgences après les premiers soins, faute de lit disponible. Nulle part où rentrer.

Pour ne déranger personne, elle s'en est allée trouver un peu de répit sous un abribus. Un ami qui passait par là en voiture l'a reconnue avant que la ville ne s'éveille. J'appris plus tard que Maryline élève seule Christopher, 13 ans, Steve, 16 ans et un troisième fils, dont je sais seulement qu'il travaille comme maître-chien pour l'avoir parfois croisé vêtu de son uniforme. Seule, depuis le décès de son mari.

Tout reste à reconstruire

La mairie, qui avait relogé la famille à l'hôtel dans l'urgence, ne l'y a laissée que deux nuits. Depuis, elle réside au collège. Le principal a pu libérer un logement, mais tout reste à reconstruire. Il a fallu lui dégoter les draps et les casseroles, l'essentiel en fait. Pendant ce temps, m'a précisé Ariane, Maryline cherchait ses clés dans les décombres de sa maison. Traumatisé, Christopher est retourné dormir sur le seuil de son enfance. On a lancé une collecte en salle des profs. Chacun a mis la main à la poche pour qu'elle ne reparte pas de zéro, comme on le ferait dans une famille.

Par gratitude, Maryline a préparé du planteur pour un régiment. Le temps atténuera peut-être sa douleur. Dehors, sous la nuit claire et constellée, Christopher et Steve jouent au football, insouciants à nouveau. D'autres enfants, plus jeunes, courent et rient dans la cour, tandis que des batailles d'eau éclatent, ça et là, entre professeurs. On voudrait que le temps soit élastique, on maudit ce dernier train qui passe toujours trop tôt. Du réfectoire s'élève un air familier. Accordéon en bandoulière, Antoine, le fils d'Ariane, pas plus de 10 ans à vue d'œil, joue en boucle son morceau fétiche : "L'hymne à la Joie".

par Victor Bouleirbagh
publié par Rue89 le 15 juillet 2008
Par Gabriel - Publié dans : La tête dans le pion
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 18:40
Dans le train qui nous emmène à Klaipeda, des tapis ornent les couloirs et les compartiments. Un placard en contreplaqué recèle un ingénieux samovar. Nos deux thés ne nous coûtent même pas un franc, gobelets, touillettes et morceux de sucre compris. Il faut le boire pour le croire. Le voyage dure quatre bonnes heures depuis Kaišiadorys. Le convoi effectue un ample détour par Panevézys et Šiauliai, entre autres, à l'allure nonchalante de la loco soviétique.

Nous ne restons que trois heures à Klaipeda. C'est trop peu pour visiter, tout juste assez pour une brève halte à l'office de tourisme. On nous y conseille un restaurant en vue du centre-ville où nous allons nous éclater la panse sans tergiverser. À peine sommes-nous sortis de table qu'il est déjà temps de rejoindre l'embarcadère des ferries.

Nous prenons place sur le bac de 16h45 pour Smiltyne. Aucun pont ne relie les deux rives du détroit de Memel, distantes d'environ 400 mètres à l'extrémité de l'isthme de Courlande. Trop loin, donc trop cher. Trop dangereux, aussi, pour ce site préservé. La traversée ne prend que dix minutes.

L'autobus pour Nida nous attend à terre. Il avale illico 50 bornes entre les dunes, sur cette mince bande de sable mouvante qui sépare le delta du Niémen de la mer Baltique, baptisée Neringa. Au bout, à un saut de carpe de l'enclave russe de Kaliningrad, nous découvrons un petit village de pêcheur transformé en paradis balnéaire. Nous parvenons au camping en quelques enjambées.

Une vie sans sel

La plage (il est déconseillé de se baigner dans
Kuršiu Marios) n'est qu'à cinq minutes de la tente. Mon impatience me rattrape : c'est pas tous les jours qu'on se découvre une nouvelle mer. Un chemin traverse la pinède, puis une passerelle escalade la haute dune. Enfin, la majestueuse Baltique s'étale dans toute sa splendeur. Au nord comme au sud, son tracé rectiligne s'étend à perte de vue. Des kilomètres de sable blanc, si fin qu'il crisse entre les orteils.



En moins de dix secondes, je m'y suis jeté. Elle est moins froide que je l'imaginais et si peu salée que l'on pourrait presque la boire. Si c'est ça, "une vie sans sel", elle sied à mon goût. On y a pied loin du rivage. Devant moi, à mille lieues au-delà des vagues, le Danemark.



En pleine nature

Le lendemain, vers midi, nous louons des bicyclettes. Rejoindre Juodkrante (30 kilomètres au Nord) à vélo n'est pas une mauvaise idée, à priori. La piste serpente entre la côte marécageuse et urbanisée du delta et les dunes fragiles et sauvages de la côte baltique, à travers une interminable forêt de pins. Nous déjeunons en pleine nature.



Le retour est pénible : la bière est tombée dans les jambes. Il me faut quatre heures pour rentrer, presque deux de plus qu'à l'aller. Paul est plus rapide et ne prend pas de photos. Dommage, il aurait pu rencontrer une famille de sangliers.



Poussé pas une force supérieure, j'arrive à temps pour assister au coucher du soleil. C'est tellement beau que ça se passe de commentaire.

 
 
 prochain arrêt : Liepaja
Par Gabriel - Publié dans : T'as pas cent Baltes ?
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